Audi présente le SQ7 TDI

Posted on 10. Mar, 2016 by in Audi, Description voiture, Evenement du secteur automobile, Groupe Volkswagen, Nouvelle voiture, Salon de Genève, Technologie

Audi présente le SQ7 TDI qui s’annonce comme le SUV diesel le plus puissant du marché. Son moteur 4.0 TDI revisité est une première mondiale : doté d’un compresseur à entrainement électrique, il offre à l’Audi SQ7 TDI des performances exceptionnelles.

SQ7 TDI Audi

Ce V8 de 3 956 cm3 repose sur le principe de la suralimentation séquentielle, les deux turbocompresseurs entraînés par les gaz d’échappement sont actionnés de façon sélective, puisque les gaz ne passent que par l’un des deux si la charge est faible ou intermédiaire – la seconde turbine ne s’activant que sous forte charge. Un compresseur à entraînement électrique vient renforcer le travail des deux turbos, en particulier à bas régime, ce qui procure une accélération prompt départ arrêté.

La puissance de 435 ch et le couple est de 900 Nm entre 1 000 et 3 250 tr/min. Il abat le 0 à 100 km/h en 4,8 secondes et atteint une vitesse de pointe bridée à 250 km/h. Première mondiale sur un véhicule de série, le compresseur à entraînement électrique renforce considérablement les performances du 4.0 TDI au démarrage et à l’accélération sous faible charge. Le moteur gagne ainsi en nervosité puisqu’il s’affranchit de l’effet retard des turbos. Le compresseur est placé dans le flux d’air, en aval du refroidisseur et à proximité du moteur. Comme il n’a pas besoin de l’énergie des gaz d’échappement pour son travail de suralimentation, il reste utilisable en permanence. Cette solution pallie donc les points faibles des turbos classiques à gaz. Grâce à cette technologie, l’effet retard des turbos relève désormais du passé. En moins de 250 millisecondes, le compresseur apporte au moteur l’énergie nécessaire pour doper sa puissance. Entraînée par un moteur électrique compact, sa turbine peut aller jusqu’à 70 000 tr/min. Ainsi, le 4.0 TDI développe une grande puissance sans retard perceptible : elle est disponible dès que l’on sollicite l’accélérateur.

SQ7 TDI engine Audi

Le système de levée variable des soupapes AVS (Audi valvelift system) fait également ses débuts sur un diesel de la marque. Les arbres à cames d’admission et d’échappement présentent deux profils de came distincts par soupape. Côté admission, l’un des profils gère les départs arrêtés de concert avec le compresseur électrique, tandis que l’autre optimise le remplissage du cylindre et donc la puissance à haut régime. Côté échappement, l’AVS permet d’actionner le second turbo à gaz. Le système de suralimentation séquentielle gère les deux turbos classiques de manière à n’en utiliser qu’un sous faible régime moteur. Le second n’entre en jeu que sous forte charge et à haut régime. Ainsi, le conducteur profite d’un couple plus qu’imposant et d’une réponse moteur nerveuse sur toute la plage du compte-tours.

Les flux évacués par les deux soupapes d’échappement sont hermétiquement séparés, chacun entraînant l’un des deux turbos. À faible régime, une soupape par cylindre reste fermée, de sorte que la totalité des gaz d’échappement passe par le turbocompresseur actif. Lorsque la charge et le régime moteur augmentent, l’AVS ouvre les soupapes d’échappement N° 2, ce qui envoie les gaz vers le second turbo afin de l’entraîner également. C’est dans ce mode biturbo que le moteur atteint sa puissance maximale. La gestion des opérations par l’AVS assure le déclenchement précis et instantané du second turbo à gaz.

SQ7 TDI Audi

L’alimentation du compresseur électrique, qui atteint au maximum 7 kW, est fournie par le réseau secondaire de 48 volts. Sur l’Audi SQ7 TDI, ce système très puissant est au service du stabilisateur de roulis électromécanique (EAWS) et du compresseur électrique. Pour satisfaire à leur forte demande de tension et de puissance, ce réseau secondaire possède sa propre batterie lithium-ion de 48 V installée sous le coffre, d’une capacité nominale de 470 watts/heure et d’une puissance de crête de 13 kilowatts. Un convertisseur continu-continu relie entre eux les réseaux 48 V et 12 V. La puissance exigée est fournie par un générateur très puissant, d’un rendement supérieur à 80 % et d’une puissance de sortie allant jusqu’à 3 kW. Il s’agit d’un générateur à transistor à effet de champ dit MOSFET (Metal Oxide Semiconductor Field Effect Transistor), qui diminue les pertes électriques et augmente le rendement. Les MOFSET remplacent les diodes utilisées auparavant. De plus, l’unité du réseau 48 V peut apporter une aide d’appoint au réseau 12 V, le cas échéant, ce qui allège également la charge de la batterie au plomb de 12 V.

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